OMS : un mode de vie sain peut réduire le risque de démence — conseils à suivre

21 juillet 2026

Chaque être humain peut réduire nettement son risque de démence. L’OMS indique ce qui protège le cerveau et ce qui augmente le risque de troubles cognitifs.

Exercice et une alimentation saine et une vie sociale active peuvent réduire le risque de démence ; fumer et l’alcool ont l’effet inverse. Ce qui est bon pour la santé générale protège donc aussi contre la démence et d’autres atteintes cognitives, écrit l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Genève dans ses nouvelles recommandations pour la prévention de telles affections. 

Jusqu’à 45 pour cent du risque de démence serait attribuable à des facteurs sur lesquels l’individu peut agir, selon l’OMS. Selon les chiffres de l’OMS, environ 57 millions de personnes vivent actuellement avec une démence dans le monde, et la tendance est à la hausse. Il n’existe pour l’instant aucun médicament capable de guérir la maladie.

Bouger, penser, manger : voici comment réduire ton risque de démence

L’OMS recommande l’exercice, à la fois en prévention et pour les personnes déjà affectées. Concernant la quantité, elle se réfère aux directives générales de l’OMS sur l’activité physique. Ainsi, les adultes devraient consacrer au moins 150 à 300 minutes par semaine à une activité modérée. Cela comprend, par exemple, la marche rapide, le vélo à un rythme soutenu ou des activités similaires. À défaut, on peut réserver 75 à 150 minutes pour une activité intense, comme le jogging, la natation en longueurs ou le basket-ball.

L’activité mentale joue aussi un rôle important, comme les exercices cérébraux. L’OMS plaide en général pour l’apprentissage tout au long de la vie, par exemple par le biais d’un soutien dès l’enfance, d’une éducation de qualité et d’un travail stimulant.

Par ailleurs, l’OMS recommande une alimentation saine et équilibrée pour maintenir un faible le risque de démence. Dans ce cadre, elle conseille aussi de garder un poids sain et de surveiller les taux de glycémie, de cholestérol et de tension artérielle.

Qu’est-ce qu’une alimentation saine selon l’OMS – et est-ce possible en vegan ?

Pour décrire ce qu’est une alimentation saine, l’OMS a émis de nombreuses directives. Elles reposent notamment sur une « variété d’aliments peu ou pas transformés, contenant peu de graisses saturées, de sucres ajoutés et de sodium ».

Les experts préconisent notamment les graisses insaturées et s’opposent aux graisses trans, présentes notamment dans les produits ultra-transformés et dans les produits d’origine animale. Pour les protéines, ils recommandent un mélange de sources animales et végétales. Ils encouragent également une alimentation variée et riche en nutriments, comprenant des fruits, des légumes, des céréales complètes, des légumineuses, des noix, des graines et des produits animaux maigres. Ainsi, on peut s’assurer d’obtenir suffisamment de vitamines et de minéraux.

Jusqu’à présent, l’OMS s’est montrée réservée à l’égard des alimentations véganes. Dans une analyse de 2021, elle a toutefois souligné que des repas végétaux sains et bien planifiés peuvent garantir un apport suffisant en micronutriments. Elle déconseille clairement les alternatives ultra-transformées à base de viande ou de produits laitiers.

L’OMS modifie ses directives sur la démence : Quoi de neuf ?

Quoi de neuf par rapport aux directives de l’OMS de 2019 ? Désormais, les activités sociales avec autrui sont expressément recommandées. En 2019, l’OMS n’avait pas encore de preuve scientifique montrant que cela réduisait le risque de démence.

Ainsi, elle recommande aujourd’hui également une stimulation cognitive, par exemple la lecture, le récit d’histoires ou des activités de groupe comme des jeux de société ou des jeux de cartes. 

Contrairement à 2019, l’OMS fournit désormais des indications claires que des aides auditives chez les personnes souffrant d’une perte auditive peuvent prévenir les troubles cognitifs. Elle mentionne aussi des effets positifs lorsque l’air est plus pur et lorsque les particules fines sont réduites à l’intérieur comme à l’extérieur.

Aucune recommandation pour les compléments vitaminiques

Comme sept ans auparavant, l’OMS reste sceptique quant aux compléments alimentaires tels que les vitamines B, la vitamine E ou les gélules d’oméga-3 et les multivitamines, en l’absence d’un déficit avéré. Il n’existe pas de preuve que leur prise puisse prévenir la démence.

Certaines affections augmentent le risque de démence

Certaines affections, en revanche, augmentent nettement le risque de démence et devraient, selon l’OMS, être traitées en permanence. Il s’agit notamment de l’hypertension artérielle, du diabète, du surpoids, de la perte d’audition, des troubles du sommeil et de la dépression.

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Autres sources : Fiche d’information de l’OMS sur la démence, Directives de l’OMS sur la démence (2e édition), évaluation de l’OMS sur l’alimentation végétale (2021), Directives de l’OMS pour une alimentation saine, Directives de l’OMS pour l’activité physique

Noé Valmont

Je m’intéresse aux produits que nous utilisons chaque jour, à leur composition et à leur impact réel sur la santé et l’environnement. Mon travail consiste à analyser ces éléments et à les rendre compréhensibles, sans détour. Je privilégie une approche simple et concrète : expliquer clairement, comparer efficacement et proposer des alternatives accessibles.