Premier poulain depuis des siècles : les chevaux de Przewalski regagnent leur patrie au Kazakhstan

7 septembre 2026

Les chevaux de Przewalski étaient considérés comme éteints à l’état sauvage. Grâce à des programmes d’élevage dans des zoos et à des réintroductions ciblées, ils vivent aujourd’hui à nouveau sur la steppe kazakhstanaise — et un poulain y est né.

Dans les années 1960, les chevaux de Przewalski à l’état sauvage étaient considérés comme éteints. Le fait qu’ils existent encore leur doit exclusivement à des programmes d’élevage dans des zoos européens. Aujourd’hui, les derniers vrais chevaux sauvages du monde retournent progressivement dans leurs habitats d’origine, comme l’a relaté Tagesschau.

Fin mai 2026, cinq chevaux du programme de sauvegarde des espèces des zoos européens ont été réintégrés sur la steppe d’Altyn-Dala, dans le centre du Kazakhstan. C’était la deuxième réintroduction après une première petite harde en 2025. La région, en allemand « Goldene Steppe », est considérée comme l’un des derniers grands paysages de prairies intacts au monde.

Et voici de nouvelles bonnes nouvelles. Fin août, un poulain est né sur la steppe kazakh, rapporte le Zoo de Prague. Il s’agit du premier cheval de Przewalski à naître au Centre du Kazakhstan depuis des siècles. Le père du poulain, le hongre Zorro, provenait d’un programme d’élevage du zoo tchèque, et la mère, la jument Tessa, provenait du parc zoologique de Berlin. Tous deux avaient été amenés vers la Steppe dorée en juin 2024.

Selon les premières observations, le petit hongre se porte très bien et tète régulièrement sa mère, selon un communiqué de presse. Pour l’instant, il se trouve dans un enclos d’acclimatation à la périphérie de la zone protégée d’Altyn Dala, aux côtés d’autres juments. Les chevaux y sont pris en charge par les membres du personnel de l’Association pour le maintien de la biodiversité au Kazakhstan (ACBK). D’autres naissances sont attendues dans les semaines à venir.

Chevaux de Przewalski : leur habitat a été détruit pendant longtemps

La Steppe d’Altyn Dala a été gravement endommagée pendant l’ère soviétique par une culture intensive du blé. Ses trois grands herbivores — la saïga, l’âne sauvage et le cheval de Przewalski — ont disparu en raison de la perte d’habitat et du braconnage, comme le rapporte Tagesschau. Avec le soutien du gouvernement kazakh, l’écosystème a toutefois été restauré dans de nombreux domaines sur plus de 20 ans.

Aujourd’hui, la zone protégée comprend cinq réserves couvrant une superficie équivalente à celle du Brandebourg, ainsi qu’un couloir migratoire pour les troupeaux. La coordination des efforts est assurée par l’« Altyn Dala Conservation Initiative », à laquelle participent de nombreuses zoos européens et des experts en protection de la faune.

Chevaux sauvages: ingénieurs de la biodiversité

Les chevaux de Przewalski sont bien plus qu’un symbole du succès des efforts de protection des espèces. Eux, en se déplaçant, répandent des graines végétales et, en griffant le sol, créent des habitats propices à de plus petits animaux et à des oiseaux, explique la vétérinaire des grands animaux Julia Bohner de l’Institut Leibniz pour la recherche sur les zoos et les animaux sauvages, dans un entretien accordé à Tagesschau. Les steppes originelles du Kazakhstan et d’Asie centrale pourraient être comparées à une « Serengeti du Nord ».

Pour que l’espèce puisse se maintenir sur la steppe par ses propres moyens, il faut au moins environ 40 animaux réintroduits. C’est pourquoi l’élevage en captivité dans les zoos européens demeure indispensable.

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Sources utilisées : tagesschau.de, dpa, Zoo Prag

Noé Valmont

Je m’intéresse aux produits que nous utilisons chaque jour, à leur composition et à leur impact réel sur la santé et l’environnement. Mon travail consiste à analyser ces éléments et à les rendre compréhensibles, sans détour. Je privilégie une approche simple et concrète : expliquer clairement, comparer efficacement et proposer des alternatives accessibles.