Fairphone 6+ : test pratique et verdict sur sa durabilité et ses points faibles

31 août 2026

La durabilité rencontre l’usage au quotidien : Où le Fairphone 6+ convainc en test pratique – et où il montre ses faiblesses.

Dans un monde technologique dominé par une mentalité de consommation jetable, un petit fabricant néerlandais remporte depuis plus d’une décennie la lutte à contre-courant: Fairphone. Avec le Fairphone 6+, les pionniers de la durabilité déploient leur tout nouveau fleuron sur la ligne de départ.

Pour 649 euros, l’appareil promet non seulement une réparabilité maximale, mais aussi une nette amélioration des performances par rapport au modèle précédent. L’Agence de presse allemande (dpa) a examiné ce smartphone modulaire dans un test pratique approfondi.

Le Fairphone 6+ est disponible en ligne chez, par exemple, Memolife, Cyberport ou Mediamarkt.

Modularité comme atout majeur: un smartphone à assembler soi-même

La structure modulaire demeure l’atout exclusif du Fairphone 6+. Alors que les géants bien établis du secteur collent fermement leurs batteries, écrans et dos, le Fairphone 6+ livre un simple torx-5 tournevis fourni avec l’appareil.

Au total douze composants internes – notamment l’écran, la batterie, le port USB-C et les caméras – peuvent être remplacés par soi-même en quelques gestes et sans connaissances spécialisées. Les prix des pièces détachées sont calculés de manière équitable: un nouvel écran coûte dans la boutique du fabricant un peu moins de 90 euros, une batterie de rechange 40 euros et le module principal de la caméra 70 euros.

Plus de 50 pour cent de matériaux recyclés et facilement réparable

Sur le plan de la durabilité, le 6+ établit des jalons: selon le fabricant, plus de 50 pour cent de la masse totale du téléphone proviennent de matériaux issus de chaînes d’approvisionnement équitables ou recyclés, tels que le cobalt et l’or.

En ce qui concerne les plastiques, la situation est meilleure: dans le Fairphone, plus de 93 pour cent proviennent de ce que l’on appelle du post-consumer recyclat, c’est-à-dire des déchets plastiques issus des ménages et recyclés de manière poussée.

De plus, le smartphone est selon le fabricant neutre vis-à-vis des déchets électroniques. Alors que d’autres téléphones finissent souvent à la poubelle en raison de pièces collées en permanence, le Fairphone 6+ peut être facilement réparé grâce à ses modules interchangeables. Avec des mises à jour jusqu’en 2033, l’appareil devient ainsi durable et la production de déchets électroniques est drastiquement minimisée dès le départ. 

Plus de performances sur le papier – mais à peine perceptibles au quotidien

La plus grande nouveauté du modèle Plus par rapport au modèle de base, le Fairphone 6 encore disponible, réside dans l’amélioration des performances. Pour la première fois, le fabricant dote l’appareil d’un douze gigaoctets (Go) de RAM rapide et économe, de dernière génération. Le 6+ est épaulé par le processeur principal plus moderne Qualcomm Snapdragon 7s Gen 4. Sur le papier, cela promet un gain de performances perceptible et jusqu’à 20 pour cent de meilleures performances multitâches. Le modèle de base n’offre que 8 Go de RAM et le processeur Snapdragon 7s Gen 3. De plus, une nouvelle couleur pour le boîtier, Cobalt Blue, est proposée.

Im Alltag und bei der Nutzung von Standard-Apps läuft das Fairphone 6+ zwar absolut flüssig, aber ein spürbarer Leistungsunterschied zum normalen Fairphone 6 lässt sich kaum feststellen, so die dpa-Labor- und Praxistests.

Allein in Benchmark-Tests zeigt sich ein messbarer Zuwachs: Im Single-Core-Test von Geekbench 6 legt das Gerät deutlich zu (bis zu 1.302 Punkte), während im Multi-Core-Test rund 3.616 Punkte erreicht werden. Für anspruchsvolle, grafikintensive 3D-Spiele stößt der Adreno-Grafikchip jedoch schneller an seine Grenzen als die Konkurrenz.

Scharfes Display mit breiten Rändern

Der 6,31 Zoll große, kontraststarke Bildschirm liefert lebendige Farben und echtes Schwarz. Er ist dank einer speziellen Kunststoff-OLED-Bauweise besonders robust. Zudem passt er die Bildrate automatisch an: Beim schnellen Wischen läuft alles butterweich, beim Lesen schaltet er in einen Stromsparmodus. Dank der hohen Helligkeit von bis zu 1.400 Nits spiegelt im Freien fast nichts.

Unzeitgemäß wirken hingegen die recht breiten, asymmetrischen Displayränder, die dem Telefon eine etwas klobige Optik verleihen. Mit einer Dicke von fast 10 Millimetern und einem Gewicht von 191 bis 193 Gramm ist das Fairphone 6+ zudem kein echter Handschmeichler.

En termes de batterie, le 6+ ne figure pas dans le peloton des meilleurs au niveau international. Bien que la batterie ait la même capacité de 4 415 mAh que le modèle de base, le Fairphone 6+ n’a tenu que 12 heures dans le test PCMark Battery – soit environ 1,5 heure de moins que le Fairphone 6. Une journée de travail normale peut être couverte, mais la batterie ne constitue pas vraiment un argument d’amélioration. Le chargement s’effectue d’ailleurs à 30 watts.

Kamera: Bonnes prises, macro réussie – mais zoom faible

Le système photo repose sur un capteur principal de 50 mégapixels (Sony Lytia 700C) avec stabilisation optique (OIS) et un objectif ultra grand angle de 13 mégapixels. L’appareil principal fournit des clichés corrects en lumière du jour avec des couleurs naturelles et des détails nets, mais il peut présenter du bruit dans les zones plus sombres. En revanche, les prises macro sont particulièrement réussies, le 6+ produisant un joli flou d’arrière-plan.

Les difficultés concernent toutefois les capacités de zoom et le traitement d’image: le zoom numérique dix fois donne souvent des résultats flous et est peu pratique au quotidien. De plus, le logiciel est inégal; parfois les arrière-plans sont artificiellement floutés, et lors de selfies pris successivement avec la caméra frontale haute résolution de 32 mégapixels, des différences visibles dans la restitution des couleurs apparaissent. Ces faiblesses pourraient toutefois être corrigées par une mise à jour logicielle.

Promesse logicielle: mises à jour jusqu’en 2033

Un véritable point fort est la promesse logicielle: le Fairphone 6+ est livré d’usine avec un Android 16 propre et non modifié et devrait recevoir des mises à jour logicielles garanties jusqu’en 2033. C’est imbattable dans cette tranche de prix et cela garantit une longévité considérable. Ceux qui le souhaitent peuvent aussi acheter l’appareil avec le système d’exploitation sans Google, e/OS.

Un petit gadget matériel est également le bouton jaune Moments situé sur le côté. Grâce à ce curseur physique, il est possible d’activer le mode Focus, appelé Moments, qui limite l’utilisation du smartphone à des applications essentielles comme la carte et l’appareil photo afin de réduire les distractions du quotidien. Le bouton peut toutefois être configuré pour d’autres fonctions, par exemple l’allumage et l’extinction de la lampe torche.

Hände halten ein blaues Smartphone mit drei Kameralinsen und einem gelben Knopf an der Seite vor einem einfarbigen beigen Hintergrund.

Conclusion: Le Fairphone le plus pérenne – mais l’augmentation de prix en vaut-elle la peine ?

Le Fairphone 6+ est sans conteste un smartphone bien fabriqué qui prend la durabilité au sérieux.

Avec une garantie constructeur de cinq ans, une réparabilité exceptionnelle et la promesse de mises à jour jusqu’en 2033, il établit des standards que d’autres fabricants ne proposent pas.

Cependant, l’augmentation de prix de 50 à 100 euros par rapport au modèle standard est difficile à justifier. Dans l’usage quotidien, le gain de performance du Snapdragon 7s Gen 4 est à peine perceptible, tandis que l’autonomie plus faible et les lacunes logicielles de l’appareil photo ternissent l’impression globale.

Celui qui possède déjà un Fairphone 6 standard n’a pas vraiment de raison de changer. Les acheteurs neufs qui veulent conserver l’appareil longtemps opteront pour le modèle Plus en raison des douze Go de RAM et du support. Et ceux qui recherchent surtout un bon rapport qualité-prix feront sans doute mieux d’opter pour le Fairphone 6 moins cher.

Noé Valmont

Je m’intéresse aux produits que nous utilisons chaque jour, à leur composition et à leur impact réel sur la santé et l’environnement. Mon travail consiste à analyser ces éléments et à les rendre compréhensibles, sans détour. Je privilégie une approche simple et concrète : expliquer clairement, comparer efficacement et proposer des alternatives accessibles.