Chips de fraise en test : 34 pesticides détectés dans un seul produit

4 septembre 2026

Les chips de fraises sont considérés comme une collation fruit pratique, mais selon Öko-Test elles contiennent généralement jusqu’à la moitié de sucre. De plus, les analyses en laboratoire ont détecté dans de nombreux produits plusieurs traces de pesticides — jusqu’à 34 dans un seul produit.

Les chips de fraises ressemblent à des fruits, ils sont légers, croustillants et pratiques à emporter. Cependant, l’évaluation menée par Öko-Test présente une image décevante: dans un produit, le laboratoire a détecté jusqu’à 34 traces différentes de pesticides. De plus, les chips contiennent en moyenne environ 50 pour cent de sucre. Sur 21 produits testés, huit échouent et aucun n’atteint la mention « très bien ».

Öko-Test a fait analyser par laboratoire 21 chips de fraises, dont 14 produits bio. Les sachets de petite taille coûtaient entre 1,20 et 2,99 euros pour douze grammes. Les testeurs ont contrôlé les produits pour plus de 500 pesticides ainsi que pour le plomb et le cadmium. De plus, le taux de sucre et la vitamine C ont été examinés, entre autres. L’ouverture et l’emballage ont aussi été pris en compte dans l’évaluation. Les fraises provenaient de Turquie, d’Égypte, du Maroc et de Chine.

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Quatre Cinq produits sont « bien » – le bio n’est pas automatiquement meilleur

Au moins cinq chips de fraises peuvent être recommandées par Öko-Test. Trois d’entre eux sont:

  • Lidl Lupilu Bio Erdbeer-Fruchtchips: 1,65 euro pour douze grammes, verdict global « bon »
  • Kaufland Bio-Erdbeer-Fruchtchips: 1,65 euro pour douze grammes, verdict global « bon »
  • Edeka Bio Fruchtchips Erdbeere: 1,75 euro pour douze grammes, verdict global « bon »

Les marques de distributeur économiques de Lidl et Kaufland figurent parmi les produits les mieux notés du test. Le bio n’est cependant pas un laissez-passer: certains produits bio contenaient aussi plusieurs résidus de pesticides. De plus, le laboratoire a relevé des teneurs élevées en cadmium dans cinq produits bio.

Des substances critiques et du cadmium pèsent sur le score

Certains pesticides sont évalués par Öko-Test comme particulièrement préoccupants. Le captane est considéré comme suspect de cancer. Le cyprodinil est soupçonné de perturber le système hormonal. Le 2,4-D a également été classé comme pesticide particulièrement préoccupant et jugé probablement cancérogène.

Six produits échouent avec « insuffisant »

En particulier, les résultats des produits « Rewe Beste Wahl fraises déshydratées » et « Seeberger fraises déshydratées » ont été particulièrement mauvais. Les deux ont reçu une évaluation globale « insuffisant », et 23 pesticides ont été détectés en traces dans chacun d’eux.

Important à noter: Selon Öko-Test, tous les produits respectent les limites légales. Comme l’eau est retirée lors du lyophilisation, les résidus de pesticides se concentrent. Pour l’évaluation des limites, le laboratoire a donc reconverti les valeurs mesurées en utilisant un facteur de séchage de dix pour ramener à des fraises fraîches.

Pour l’évaluation des résidus multiples, Öko-Test n’a pas appliqué ce facteur. Il était plutôt question de savoir combien de traces différentes de pesticides pouvaient être détectées dans le produit fini.

Le cadmium touche surtout les produits biologiques

Un autre point de critique concerne le cadmium. Dans cinq produits, le laboratoire a relevé des teneurs élevées en cadmium. Dans ce cas, les dissidérations concernaient les produits bios; les produits conventionnels se situaient en dessous des seuils d’abaissement fixés.

Le cadmium est un métal lourd toxique qui peut être absorbé par les fraises cultivées sur des sols contaminés. Il peut s’accumuler dans l’organisme. Une consommation chronique et élevée peut, entre autres, nuire aux reins et aux os.

Les chips de fraises sont plutôt une collation qu’une portion de fruits

Le processus de lyophilisation élimine l’eau des fraises. Par conséquent, les constituants se concentrent — y compris le sucre. Selon Öko-Test, les produits contiennent jusqu’à 60 g de sucre pour 100 g. En moyenne, les valeurs des chips de fraises testées se situent autour de 50 g.

Il ne s’agit pas de sucres ajoutés : les chips de fraises sont faites de fraises dont le sucre naturel est fortement concentré par l’élimination de l’eau lors de la lyophilisation. Les fraises fraîches contiennent bien plus d’eau et, par conséquent, pour 100 g, elles contiennent nettement moins de sucre.

De plus, le laboratoire a constaté chez neuf fournisseurs une teneur en sucre supérieure à celle indiquée sur l’emballage. Aucun produit n’a montré moins de sucre que ce qui était déclaré.

Ici réside la différence essentielle par rapport aux fraises fraîches: les chips donnent l’apparence d’un fruit séché, mais elles sont nettement plus concentrées. Par conséquent, elles ne conviennent pas comme substitut d’un fruit frais. Surtout chez les enfants, elles sont plutôt à considérer comme une douceur et non comme une portion complète de fruits.

Utopia préfère le frais au lyophilisé

Les chips de fraises constituent une douceur concentrée et ne doivent pas être considérées comme un simple encas fruit. Par ailleurs, Öko-Test montre que les résidus multiples de pesticides sont répandus et que cinq produits se distinguent par des teneurs élevées en cadmium. Les produits biologiques ne sont pas exempts de reproches dans ce test.

Lors de l’achat, il est utile de regarder les verdicts du test ainsi que les informations sur les ingrédients et les valeurs nutritionnelles. Dans la vie courante, les fraises fraîches restent le choix le plus logique. Les chips de fraises doivent plutôt être vues comme une douceur et consommées uniquement occasionnellement.

Tous les détails et les résultats du test peuvent être consultés dans Öko-Test édition 08/26 ou en ligne sur ökotest.de.

Noé Valmont

Je m’intéresse aux produits que nous utilisons chaque jour, à leur composition et à leur impact réel sur la santé et l’environnement. Mon travail consiste à analyser ces éléments et à les rendre compréhensibles, sans détour. Je privilégie une approche simple et concrète : expliquer clairement, comparer efficacement et proposer des alternatives accessibles.