Repérer les astuces des glaciers : ces saveurs sont souvent truquées

19 juin 2026

Des montagnes de crème glacée, multicolores à l’infini, éveillent en été l’envie d’un rafraîchissement sucré. Elles deviennent toutefois de plus en plus coûteuses – et il faut donc les choisir avec soin. Comment repérer un bon glacier ? Nous expliquons sur quoi il faut se baser et pour quels parfums de nombreuses glaceries trompent leurs clients.

S’offrir une boisson rafraîchissante par temps chaud, c’est exactement ce qu’offre une glacinerie voisine. Comme presque chaque printemps, on s’étonne des prix qui ne cessent de grimper: une boule de glace coûte désormais entre 1,80 et 2,50 euros. Pour ce prix, on attend au moins une glace vraiment bonne.

Mais comment reconnaître une glace de qualité, dépourvue d’additifs ? L’inscription « aus eigener Herstellung » (de fabrication maison), qui orne beaucoup de glaciers, pourrait être un premier indice. Ou pas ?

« Glace faite maison » peut signifier bien des choses

Malheureusement, ce n’est pas aussi simple, car les intitulés « aus eigener Herstellung » ou « selbstgemacht » ne sont pas juridiquement contraignants. Faire soi-même peut signifier bien des choses : mélanger une poudre prête à l’emploi, embelir une base prête avec des fruits frais ou du chocolat, ou tout simplement fabriquer la glace à partir de zéro. Le centre fédéral des consommateurs exige donc plus de transparence de la part des fabricants de glaces.

Alors peut-être vaut-il mieux regarder les ingrédients ? Là encore, ce n’est pas toujours possible, car les glaciers ne sont pas obligés de les indiquer. Seuls les allergènes et certains additifs, tels que les colorants, doivent être déclarés. Des couleurs énergiquement criardes dans la vitrine peuvent être un indice que la glace est produite industriellement et avec des additifs. Et si la glace se dresse fièrement dans la vitrine, ce n’est pas nécessairement un gage de qualité. Cela peut aussi indiquer l’emploi d’émulsifiants.

Ils veillent à ce que les ingrédients se mélangent bien et que la glace ne fonde pas aussi rapidement. Cela peut être nécessaire, notamment pour les hauts monticules de glace – selon l’appareil de refroidissement. Si celui-ci rafraîchit aussi par le haut, il peut maintenir la glace empilée sans additifs. En revanche, si la glace fond extrêmement lentement même lorsqu’on la tient en main, c’est un autre indice de l’emploi d’émulsifiants.

Un émulsifiant largement répandu est la lécithine (E 322). Elle est considérée comme sans danger pour la santé. La lécithine est produite par exemple à partir de graines de soja ou de tournesol; une origine animale est possible, mais peu probable. Les personnes allergiques au soja qui réagissent à la lécithine de soja devraient donc rester vigilantes lorsqu’elles se rendent au glacier.

Si tu veux repérer une bonne glacière, il faut regarder non seulement la glace elle-même, mais aussi les tabliers, les doseurs et les contenants. S’ils sont contaminés, c’est un indice d’hygiène insuffisante. Il existe alors un risque de prolifération de germes dans la glace.

Eis vs Eiscreme – Où se situe la différence ?

Les termes « Eis » et « Eiscreme » sont souvent utilisés comme synonymes dans le langage courant. Mais le Livre allemand des denrées alimentaires impose des exigences différentes pour Eis et Eiscreme :

  • La Eiscreme contient au moins dix pour cent de matière grasse provenant du lait et n’est donc pas adaptée aux véganes.
  • Il en va de même pour les Milcheis contenant au moins soixante-dix pour cent de lait.
  • Dans les Sahneeis, on trouve au moins dix-huit pour cent de matière grasse provenant de la crème.
  • Eiscreme contient des œufs.
  • Si à la vitrine ne figure que « Eis », il se peut que des graisses végétales moins chères aient été utilisées à la place des graisses du lait.

Cependant, les glacieries ne sont pas obligées de se conformer aux préceptes du Deutsche Lebensmittelbuch. Leur respect est facultatif. Par conséquent, il peut arriver que les glaces aux fruits contiennent moins que les 20 pour cent de fruits exigés, que la glace à la vanille n’ait pas de vraie vanille, ou que la glace au chocolat soit fabriquée avec du cacao et non pas avec du vrai chocolat.

Nusseis – ohne Nüsse?!

Dans les glaces aux noix, on trompe souvent, révèle une enquête du magazine de consommateur NDR « Markt ». Souvent, ce qu’il y a dedans n’est pas ce qu’il devrait être : des noix. Pour la glace à la pistache, par exemple, on trompe en compensant l’absence de noix par des arômes comme l’arôme d’amande amère ou en les remplaçant presque totalement. Le NDR a même trouvé des arômes dans la glace à la pistache qui ne sont pas autorisés dans l’UE.

Pour donner à la pistache son apparence pistache, les fabricants n’hésitent pas à intensifier le procédé. Des colorants végétaux assurent une teinte verte soutenue et font croire à la présence de pistaches dans la glace. Si des colorants chimiques sont utilisés, cela doit être indiqué sur l’étiquette. Il est donc préférable de regarder attentivement lorsque tu choisis ta glace au glacier.

Note : Si l’étiquette indique « glace au goût pistache » ou « glace au goût noix » ou quelque chose de similaire, tu peux supposer que le goût provient uniquement des arômes ajoutés et non des noix réelles.

Im Zweifelsfall: nachfragen oder selbst machen

Si tu veux être sûr de ce qui se cache dans ta boule, demande à la glace. Tu peux aussi préparer ta glace toi-même – même sans machine à glace. Alors tu sauras exactement quels ingrédients elle contient. Chez nous, tu trouveras des recettes pour

  • des glaces classiques
  • sorbets véganes
  • Nicecream
  • Granita
  • Yaourt glacé
  • et d’autres recettes de glaces.

Astuce pour les végans : selon les directives du Deutsche Lebensmittelbuch, le sorbet doit être exempt de produits laitiers. Mais là aussi, il vaut mieux demander pour être sûr.

Noé Valmont

Je m’intéresse aux produits que nous utilisons chaque jour, à leur composition et à leur impact réel sur la santé et l’environnement. Mon travail consiste à analyser ces éléments et à les rendre compréhensibles, sans détour. Je privilégie une approche simple et concrète : expliquer clairement, comparer efficacement et proposer des alternatives accessibles.