Modèles et pollueurs climatiques : le classement des voitures de fonction des élu·e·s allemands

9 septembre 2026

Qui conduit la voiture de fonction la plus respectueuse du climat ? La Deutsche Umwelthilfe a passé au crible les parcs automobiles des ministères fédéraux et des Länder – et en révèle les noms.

Selon la Deutsche Umwelthilfe (DUH), trop de responsables politiques à l’échelle fédérale et régionale misent sur des voitures de fonction équipées de moteurs qui nuisent au climat. Seulement 90 des 249 voitures de service examinées sont entièrement électriques. Leur part par rapport à l’ensemble analysé est donc légèrement en baisse par rapport à l’année précédente. 

Bilan des voitures de fonction par la Deutsche Umwelthilfe : Moins d’électrique

« C’était une « pugna contre une politique de mobilité tournée vers l’avenir et un signal désastreux pour la politique climatique allemande », a critiqué Barbara Metz, directrice générale de la DUH. « Les responsables politiques des gouvernements fédéral et régionaux manquent massivement à leur fonction d’exemple. » Le fédéral et les Länder devraient, lors des nouveaux achats, s’orienter résolument vers des voitures électriques et ne pas acheter de plug-in hybrides.

Les « plug-in hybrides » sont des véhicules qui peuvent rouler à la fois avec du carburant et avec de l’électricité. Les écologistes estiment qu’en pratique, ils sont souvent utilisés avec le moteur à combustion. Selon eux, ils constituent la plus grande part de la flotte des voitures de fonction. Pour leur évaluation, la DUH suppose un taux d’utilisation électrique d’environ 11 pour cent pour calculer les émissions de CO2 des véhicules.

Si les politiciens disposent de plusieurs voitures de service, celles affichant les émissions de CO2 les plus élevées ont été prises en compte.

Comment s’est comportée la Bundesregierung

Au sein de la Bundesregierung, la ministre du Développement Reem Alabali-Radovan conduit, selon l’étude, la voiture de service la plus respectueuse du climat avec 64 grammes de CO2 par kilomètre. Elle appartient aux quatre ministres dont le véhicule a reçu une « carte verte » comme annotation, aux côtés de Bärbel Bas (SPD), Karsten Wildberger (CDU) et Carsten Schneider (SPD).

Huit autres ont reçu des « cartes rouges », parmi eux Katharina Reiche (CDU), Carsten Linnemann (CDU) et — avec les émissions de CO2 les plus élevées calculées à 196 grammes par kilomètre — Karin Prien (CDU) et Stefanie Hubig (SPD). Les voitures du chancelier Friedrich Merz (CDU) et de plusieurs autres ministres fédéraux n’ont pas été prises en compte, comme les années précédentes, en raison de leur lourde blindage.

En tenant compte de la flotte des ministres et de leurs secrétaires d’État, le ministère de l’Environnement se situe en tête parmi les ministères fédéraux, suivi du ministère de l’Intérieur et du ministère du Développement, puis du ministère du Travail.

Chefs des Länder à l’épreuve : Özdemir économise les gaz d’échappement

Parmi les chefs des gouvernements régionaux, le Premier ministre du Bade-Wurtemberg, Cem Özdemir, circule selon la DUH avec 66 grammes de CO2 par kilomètre, ce qui en fait le plus respectueux du climat. Le leasing de la Mercedes-Benz EQS 580 4MATIC entièrement électrique se termine en janvier 2027, a indiqué le Staatsministerium de Stuttgart à l’agence dpa sur demande. Le modèle qu’ Özdemir conduira à partir de 2027 n’a pas été communiqué. 

Lorsqu’on prend en compte les voitures de service de tous les ministres régionaux, le land d’Özdemir doit toutefois s’incliner devant Berlin, dont l’équipe gouvernementale a basculé en 2026 entièrement vers des voitures de fonction électriques à batterie.

Dans le cercle des ministres de l’Environnement des fédérations et des Länder, la DUH mentionne favorablement Henrike Müller, l’élu écologiste en charge de l’environnement à Brême. Elle serait en déplacement avec un vélo de service. Selon l’évaluation par partis, les Grünen sont en tête.

Autres sources : DUH

Noé Valmont

Je m’intéresse aux produits que nous utilisons chaque jour, à leur composition et à leur impact réel sur la santé et l’environnement. Mon travail consiste à analyser ces éléments et à les rendre compréhensibles, sans détour. Je privilégie une approche simple et concrète : expliquer clairement, comparer efficacement et proposer des alternatives accessibles.