Le bolet populaire peut être facilement confondu avec d’autres champignons. Ces sosies ne sont pas toxiques, mais certains sont partiellement peu comestibles. Quels sont les risques de confusion ? Vous le découvrirez ici.
L’un des champignons comestibles les plus populaires est le bolet. Comme il s’agit d’une espèce protégée en Allemagne, il faut en ramasser uniquement la quantité nécessaire à votre usage personnel. Lors de la récolte, faites non seulement attention à la juste quantité, mais aussi à ne pas saisir l’un de ses sosies non comestibles. En effet, vous pouvez tout à fait confondre le bolet avec d’autres champignons.
Le Bolet commun appartient à la famille des Dickröhrlingsverwandten et vit en symbiose racinaire avec les arbres. Le nom local parfois utilisé « Bolet des épicéas » indique que ce champignon se rencontre fréquemment sous les épicéas.
Bien qu’il ne présente pas une ressemblance avec des champignons toxiques, il ne faut toutefois pas le comparer à l’un de ses deux sosies: le Gemeiner Gallenröhrling et le Maronen-Röhrling. Le premier n’est pas comestible.
Caractéristiques du Bolet commun

Afin de ne pas confondre le bolet avec d’autres champignons, il est important de se familiariser avec ses caractéristiques distinctives. Voici comment reconnaître le Bolet commun :
- Le chapeau brun foncé d’un bolet adulte peut atteindre un diamètre de 20 à 40 centimètres.
- La tige robuste et bombée mesure en moyenne 10 centimètres de long et atteint un diamètre de 2 à 8 centimètres à la base.
- À la transition vers le chapeau, la tige devient nettement plus fine.
- Sous la face inférieure du chapeau, on voit chez les jeunes bolet des tubes blanchâtres, qui virent au jaune-vert avec l’âge.
- Chez les spécimens plus âgés, les pores sous le chapeau sont souvent entremêlés d’insectes nuisibles. Avant la préparation, il faut donc faire attention et retirer les parties spongieuses des tubes du chapeau.
- Le bolet possède une chair claire et ferme et il a une saveur agréablement noisettée.
- Le bolet n’a pas d’odeur particulière.
Confusion du bolet avec le Gemeiner Gallenröhrling

L’un des champignons qui peut être confondu avec le bolet est le Gallenröhrling commun. Celui-ci appartient à la même famille des Dickröhrlingsverwandten et est donc apparenté au bolet, ce qui explique les similitudes entre les deux espèces.
Le Gallenröhrling commun est aussi appelé « Bitterling » et n’est pas considéré comme champignon comestible en raison de son goût extrêmement amer. Autrement dit, il n’est pas toxique, mais il est impropre à la consommation.
Le principal critère de distinction entre les deux champignons est la couleur des pores :
- Le Gallenröhrling présente, sous son chapeau brun, des pores blanchâtres qui virent au rose en vieillissant.
- La tige du Gallenröhrling est un peu plus sombre et est marquée par un réseau.
- L’odeur du Gallenröhrling est désagréable.
- La chair a un goût extrêmement amer.
Pour éviter toute confusion entre le bolet et le Gallenröhrling :
- Vérifiez la couleur des pores.
- Faites une rainure sur la tige et testez l’odeur.
- Léchez la zone de coupe avec le bout de la langue.
Si les pores sont roses, que le champignon dégage une odeur désagréable et présente un goût amer, il s’agit du Gemeiner Gallenröhrling. Pour écarter toute confusion avec le bolet, il n’est pas nécessaire de le cueillir. Vous pouvez vérifier toutes les caractéristiques directement sur place. Ainsi, le champignon peut continuer à pousser dans la nature.
Confusion du bolet : Maronen-Röhrling comme sosie

Le Maronen-Röhrling appartient lui aussi à la même famille des Dickröhrlingsverwandten et est apparenté au bolet. Dans le langage courant, on l’appelle aussi « Marone », car son chapeau brun foncé dans la mousse rappelle les châtaignes. Si vous confondez le bolet avec ce champignon, pas d’inquiétude : le « Marone » est également comestible.
Voici les traits distinctifs du Maronen-Röhrling :
- Le chapeau du jeune Maronen-Röhrling est semi-sphérique et prend ensuite une forme bombée irrégulière. Son diamètre peut atteindre jusqu’à 15 centimètres.
- Les tubes blanchâtres qui deviennent olives avec l’âge virent fortement au bleu à la pression. La chair claire se colorant aussi en bleu lorsqu’on le tranche lui vaut le surnom de « Blaupilz ».
- Le pied est cylindrique, de couleur brunâtre et plus clair que le chapeau, nettement plus fin que celui du bolet.
- Le Maronen-Röhrling dégage un arôme agréable, légèrement acide, et est un champignon comestible prisé et savoureux.
Comment reconnaître la différence entre le bolet et le Maronen-Röhrling

Pour écarter toute confusion entre le bolet et le Maronen-Röhrling :
- Appuyez avec votre doigt sur les pores.
- Fendez la tige du champignon et vérifiez l’odeur.
- Léchez la zone de coupe avec la pointe de la langue.
Si la zone de pression sur les tubes et la coupe de la tige virent au bleu, il ne s’agit pas du bolet mais du Maronen-Röhrling. La confusion éventuelle entre le Maronen-Röhrling et le Gallenröhrling peut être dissipée par l’épreuve du goût. Comme le Maronen-Röhrling est un champignon comestible apprécié, vous pouvez le cueillir une fois que vous aurez écarté la confusion avec le Gallenröhrling.
Attention lors de la cueillette
Important lors de la cueillette des champignons : ne ramassez que pour votre usage personnel et uniquement les champignons que vous pouvez identifier sans ambiguïté. Les applications spécialisées ne suffisent pas, avertissent les experts.
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Révisé par Annika Reketat
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