Lorsque vous ne vous sentez pas en grande forme ou que s’annonce une saison propice aux rhumes, il est utile de privilégier des aliments qui soutiennent votre système immunitaire. Parmi les options les plus populaires et les plus puissantes figurent l’ail et le gingembre, utilisés depuis des siècles pour renforcer nos défenses internes. Mais face à ail contre gingembre pour la santé immunitaire, l’un serait-il meilleur que l’autre ?
Ici, je passe en revue tout ce qu’il faut savoir sur ces aliments savoureux, notamment comment chacun soutient l’immunité, quelques limites à garder à l’esprit et si l’un est supérieur à l’autre pour booster la santé immunitaire.
Ail vs gingembre : Nutrition
À première vue, le gingembre et l’ail peuvent sembler de simples rehausseurs de saveurs. Cependant, ils apportent certains nutriments et composés végétaux qui contribuent à leurs propriétés bénéfiques pour la santé. Bien qu’aucun des deux ne constitue une source significative de macronutriments comme les protéines ou les lipides dans les petites quantités que l’on consomme habituellement, leur véritable valeur réside dans leur teneur en micronutriments et en composés végétaux/antioxydants. Certains de ces éléments jouent un rôle clé dans leur action de soutien aux systèmes de défense naturels de l’organisme.
Selon le Département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), une gousse d’ail contient :
- Calories : 4,5
- Glucides : 1 g
- Manganèse : 2 % de la valeur quotidienne (DV)
- Vitamine B6 : 2 % de la DV
- Vitamine C : 1 % de la DV
- Sélénium : 1 % de la DV
Au‑delà de ces vitamines et minéraux, le composant le plus célébré de l’ail est l’allicine. Ce composé soufré se libère lorsque une gousse d’ail est écrasée, hachée ou mâchée et est responsable de son arôme distinctif ainsi que de bon nombre de ses bienfaits pour la santé. L’ail contient également d’autres composés bénéfiques, tels que le disulfure diallyle et la S‑allylcystéine, qui sont des composés contenant du soufre susceptibles d’aider à réduire l’inflammation et d’offrir des bénéfices antioxydants.
Selon l’USDA, une cuillère à café de gingembre frais râpé contient :
- Calories : 1,6
- Glucides : 0,4 g
- Petites traces de minéraux tels que potassium, cuivre et magnésium
Le principal composé bioactif du gingembre est le gingérol, qui est à l’origine de son goût épicé et de nombreuses propriétés médicinales. Le gingembre contient également d’autres composés, comme le shogaol et le zingerone, qui contribuent à ses effets anti‑inflammatoires et antioxydants.
Comment l’ail stimule l’immunité
L’ail s’utilise depuis des millénaires pour ses propriétés médicinales. Sa réputation en tant que soutien de l’immunité est largement associée à ses composés sulfurés, en particulier l’allicine. Lorsque votre organisme lutte contre certaines menaces, les composés présents dans l’ail peuvent apporter une aide précieuse. Des études suggèrent que l’ail pourrait aider à améliorer la fonction immunitaire en stimulant certains types de globules blancs essentiels pour se défendre contre les virus, notamment ceux qui provoquent le rhume ou la grippe. Des composés de l’ail ont également été liés à une réduction de la gravité des rhumes et de la grippe.
Outre l’immunité générale, les composés de l’ail présentent des propriétés antioxydantes, aidant à protéger les cellules des dommages causés par les radicaux libres. Cette action protectrice est importante pour la santé globale à long terme et le fonctionnement cellulaire.
Les composés soufrés diallyl disulfide et S‑allylcystéine, naturellement présents dans l’ail, sont connus pour leurs propriétés potentielles anti‑inflammatoires et antioxydantes, qui peuvent aider à soutenir la santé immunitaire.
Inconvénients potentiels de l’ail
Bien que l’ail soit sûr pour la plupart des personnes, il s’accompagne toutefois de quelques considérations. L’effet secondaire le plus courant est, sans surprise, une mauvaise haleine et une odeur corporelle. Cela est dû aux composés sulfurés qui sont métabolisés et libérés par l’organisme (même à travers la sueur!). Pour certaines personnes, consommer l’ail, surtout cru ou en grandes quantités, peut provoquer des troubles digestifs, des brûlures d’estomac, des gaz ou des ballonnements.
Les personnes sous traitement anticoagulant devraient aussi faire preuve de prudence. L’ail peut exercer un effet anti‑coagulant naturel, ce qui peut augmenter le risque de saignement lorsqu’il est associé à ces médicaments. Il est toujours judicieux de consulter un professionnel de la santé avant d’ajouter une grande quantité d’ail à votre alimentation si vous souffrez d’un trouble de la coagulation ou si une intervention chirurgicale est envisagée.
Comment le gingembre stimule l’immunité
Tout comme l’ail, le gingembre possède une longue histoire d’utilisation aussi bien en cuisine qu’en traditions médicinales. Son outil principal pour une meilleure santé est le gingérol. Ce puissant composé possède des effets anti‑inflammatoires et antioxydants forts. L’inflammation est une réponse immunitaire naturelle, mais une inflammation chronique peut être nuisible. En aidant à maîtriser l’inflammation, le gingembre soutient un système immunitaire équilibré et efficace.
Le gingembre est particulièrement connu pour sa capacité à calmer les nausées et les maux d’estomac. Cela peut être utile indirectement pour l’immunité, car une apport nutritionnel approprié est clé pour un corps qui fonctionne bien. Lorsque vous ne vous sentez pas bien, une tasse chaude de thé au gingembre peut être réconfortante et aider à rester hydraté. Certaines études suggèrent que le gingembre frais pourrait aussi posséder des propriétés aidant le corps à se défendre contre certains virus en empêchant ceux-ci de s’attacher à des cellules, notamment dans les voies respiratoires. Mais davantage de recherches sont nécessaires.
Inconvénients potentiels du gingembre
Le gingembre est généralement considéré comme sûr, mais des doses élevées peuvent provoquer des effets indésirables légers chez certaines personnes. Ceux-ci peuvent inclure des brûlures d’estomac, la diarrhée et des malaises généraux d’estomac. La nature épicée du gingembre peut parfois irriter la bouche également.
Tout comme l’ail, le gingembre peut présenter un léger effet anticoagulant. Si vous prenez des médicaments anticoagulants comme la warfarine ou si vous souffrez d’un trouble de la coagulation, il est judicieux de consulter votre médecin avant de consommer de grandes quantités de gingembre ou de prendre des compléments à base de gingembre.
Ail vs. gingembre : lequel est le meilleur pour la santé immunitaire ?
Alors, après examen des preuves, lequel devriez‑vous choisir ? La vérité est que vous n’avez pas à choisir. Le gingembre et l’ail ne sont pas des adversaires : ce sont des coéquipiers. Tous deux offrent des composés uniques et précieux qui soutiennent votre système immunitaire de manières différentes mais complémentaires.
L’ail se distingue par sa teneur en allicine, qui soutient le fonctionnement des cellules immunitaires et peut aider à réduire la gravité des affections courantes. Le gingembre, de son côté, est mis en lumière par son gingérol, qui bénéficie d’effets anti‑inflammatoires et antioxydants puissants, créant un environnement interne sain permettant à votre système immunitaire de mieux prospérer.
La meilleure approche consiste à intégrer les deux dans votre alimentation. Pour l’ail, certaines preuves suggèrent que consommer 1 à 2 gousses d’ail frais par jour peut apporter des bienfaits potentiels pour la santé immunitaire. Pour le gingembre, une consommation d’environ 1 gramme de gingembre frais par jour (environ un morceau d’un pouce) ou son équivalent sous forme séchée ou en poudre peut soutenir la santé immunitaire.
Les saveurs distinctes de l’ail et du gingembre se marient à merveille dans d’innombrables plats, des soupes et des sautés aux marinades et aux vinaigrettes. En profitant des deux, vous offrez à votre corps un spectre plus large de composés naturels pour soutenir ses défenses. Plutôt que de vous demander lequel est meilleur, envisagez comment tirer le meilleur des deux mondes !