À partir de juin 2026 : ce qui change dans les produits laitiers

6 juin 2026

À partir du mois de juin 2026, les consommateurs pourront, grâce à la nouvelle réglementation sur la qualité des produits laitiers, mieux comprendre ce qui se cache réellement dans les produits laitiers. Nous te proposons un aperçu des changements.

Des indications telles que « frais » ou « pasteurisé » existent déjà sur les produits laitiers. Cependant, ces termes n’étaient pas toujours clairement définis. À partir de juin 2026, cela va changer: la nouvelle Réglementation sur la qualité des produits laitiers (Milchproduktqualitätsverordnung) vise à instaurer des mentions claires et sans ambiguïté sur les produits laitiers.

Ces changements revêtent une importance particulière pour les consommateurs souffrant d’allergies ou d’intolérances, qui seront impactés par la nouvelle réglementation. Nous t’expliquons tout ce qu’il faut savoir.

Nouvelle réglementation sur la qualité des produits laitiers : ce qui s’applique à partir de juin

La nouvelle Milchproduktqualitätsverordnung (MilchPQV) a pour objectif principal de définir les termes de manière uniforme et claire. Dans le texte, toutes les règles relatives aux produits laitiers sont désormais regroupées et régies de manière précise. Parmi les dispositions qui entrent en vigueur avec la nouvelle ordonnance :

  • Termes relatifs au traitement des produits (par exemple « frais ») ne peuvent être utilisés que si des valeurs limites claires et des procédures définies sont respectées.
  • Les fabricants devront désormais préciser exactement si et à quel pourcentage quelque chose d’autre que le lait de vache est présent dans les produits laitiers (par exemple le lait de brebis ou le lait de chèvre).
  • La nouvelle ordonnance définit également plus clairement quand des composants du lait peuvent être remplacés par des ingrédients végétaux et comment cela doit être indiqué. Cela vise à éviter les « emballages trompeurs ». Les aliments étiquetés comme produits laitiers doivent donc contenir du lait d’origine animale.
  • Les règles concernant les vitamines et minéraux ajoutés seront plus strictes. Cela vise à limiter les promesses de santé excessives et la publicité associée.

Nouvelle réglementation sur la qualité des produits laitiers : « sans lactose » avec des valeurs limites fixes

Die neue Milchproduktqualitätsverordnung legt einen Grenzwert für die Bezeichnung "laktosefrei" fest.

Dans l’Article 58 de la nouvelle Milchproduktqualitätsverordnung, il est expressément précisé lorsque l’indication « sans lactose » peut figurer sur un produit laitier :

  • Le taux de lactose doit être inférieur à 0,1 gramme pour 100 grammes ou 100 millilitres.

Cette indication (« lactose inférieur à 0,1 g pour 100 g ou 100 ml ») doit également figurer sur l’emballage.

Jusqu’ici, ces règles n’étaient pas aussi strictes. Des quantités légèrement supérieures de lactose pouvaient encore apparaître dans un produit laitier commercialisé comme « sans lactose ». À partir de juin, cela ne sera plus toléré. Particulièrement pour les personnes très sensibles à la lactase, c’est un pas dans la bonne direction.

Le terme « frais » : clairement défini par la nouvelle réglementation sur la qualité des produits laitiers

Ab Juni 2026 ist der Begriff "frisch" bei Milchprodukten mit der neuen Milchproduktqualitätsverordnung an klare Regeln gebunden.

Le paragraphe 59 de la nouvelle Milchproduktqualitätsverordnung précise clairement les conditions dans lesquelles les produits laitiers peuvent être étiquetés « frais ». Cette désignation ne peut être utilisée que pour des produits fabriqués selon des procédés spécifiques et satisfaisant des conditions de durée de vie précisément définies :

  • Seuls les produits qui n’ont pas été sujets à un traitement thermique fort peuvent être considérés comme « frais ».
  • De plus, seuls les produits laitiers à durée de vie limitée peuvent porter l’étiquette « frais ». Cela signifie, par exemple pour le lait de consommation : « La date de durabilité minimale en état non ouvert et à une température de stockage ne dépassant pas 8 degrés Celsius ne doit pas excéder trois semaines ».
  • Pour les autres types de produits laitiers, l’étiquette « frais » est soumise à des règles similaires.

Ainsi, l’objectif est d’empêcher que des produits traités de manière plus lourde soient présentés de manière trompeuse comme « frais ».

Nouvelle réglementation sur la qualité des produits laitiers: séparation des procédés de chaleur

Wenn ein Milchprodukt wärmebehandelt wurde, muss künftig genau gekennzeichnet sein, welches  Verfahren angewendet wurde.

Selon la nouvelle Milchproduktqualitätsverordnung, lorsqu’un produit laitier a été soumis à un traitement thermique, il faut désormais indiquer de manière claire et précise quel procédé a été utilisé :

  • Les termes tels que « pasteurisé » ou « haute température » ne pourront plus être utilisés librement, mais devront être associés à des procédés précisément définis.

Actuellement, l’emploi de tels termes n’est pas clairement encadré par la loi. Avec la nouvelle Milchproduktqualitätsverordnung, cela changera à partir de juin.

Nouvelle réglementation sur la qualité des produits laitiers : règles claires concernant les constituants du lait

Zusätze wie Vitamine und Mineralstoffe dürfen in Milchprodukten stecken. Die neue Milchproduktqualitätsverordnung legt aber gesetzliche Vorraussetzungen dafür genau fest.

Avec cette nouvelle Milchproduktqualitätsverordnung, les précisions sur les ajouts dans le lait et la manière dont certains contenus doivent être étiquetés sont plus claires qu’auparavant :

  • Lait d’autres espèces animales : La nouvelle réglementation prévoit que, de manière explicite, il faut indiquer si un produit laitier ne provient pas uniquement du lait de vache. Contrairement à avant, des portions de lait provenant par exemple de brebis ne peuvent plus être utilisées sans indication sur l’emballage.
  • Remplacement de constituants du lait : La nouvelle Milchproduktqualitätsverordnung fixe des exigences claires sur les ingrédients, substances et technologies pouvant être utilisées dans la production laitière. Cela vise à empêcher le remplacement de composants typiques du lait sans indication adéquate.
  • Ajouts, vitamines et minéraux : À partir de juin, les conditions sous lesquelles des ajouts, des vitamines ou des minéraux peuvent être intégrés dans les produits laitiers sont clairement définies. Cela uniformise les règles pour les yaourts protéinés, le lait enrichi en vitamines, etc.

Noé Valmont

Je m’intéresse aux produits que nous utilisons chaque jour, à leur composition et à leur impact réel sur la santé et l’environnement. Mon travail consiste à analyser ces éléments et à les rendre compréhensibles, sans détour. Je privilégie une approche simple et concrète : expliquer clairement, comparer efficacement et proposer des alternatives accessibles.