Plus de 100 poussins en une seule saison — une performance sans équivalent pour le Kakapo. Cet oiseau nocturne, incapable de voler et originaire de Nouvelle-Zélande, est considéré comme l’un des oiseaux les plus menacés du monde. 2026 pourrait marquer un tournant décisif pour son sauvetage.
Le Kakapo Recovery annonce désormais un nouveau jalon : selon le comptage officiel de la population, il existe 325 Kakapos adultes. Comme le déclare Deidre Vercoe, responsable des mesures de réintroduction du Kākāpō au Department of Conservation (DOC) néo-zélandais, il s’agit probablement de la première fois depuis 75 ans que la population de Kakapo franchit la barre des 300 individus.
Le Kakapo vit longtemps, mais se reproduit rarement
Le Kakapo est un perroquet nocturne incapable de voler et qui n’existe qu’en Nouvelle‑Zélande. L’ensemble de la population adulte ne comptait auparavant que 235 individus. C’est donc d’autant plus significatif que cette saison de reproduction soit aussi remarquable : 78 femelles ont pondu sur trois îles où le Kakapo n’a pas de prédateurs naturels.
Mais même dans ces sites protégés, la survie de l’espèce n’est pas assurée. Car cet oiseau, dont le nom maori signifie « pat de la nuit », se reproduit très rarement. Seulement lors des dites années de mast, lorsque l’arbre rimu néo-zélandais porte des fruits en abondance, il donne naissance à des descendants. Cela peut survenir à intervalles de deux à cinq ans ou même plus longtemps, selon les conditions climatiques et l’état de l’écosystème.
La présente saison de reproduction succède ainsi à une pause de quatre ans en matière de reproduction. Selon le DOC, en février 2026, le premier poussin Kakapo depuis 2022 est né. Bien que les Kakapos bénéficient d’une longue espérance de vie de 60 à 90 ans, les rares occasions de reproduction réduisent globalement les chances de survie de l’espèce.
Dans le décompte de la population, les animaux ne sont intégrés qu’à partir du moment où ils deviennent adultes, c’est‑à‑dire atteignent l’âge de 150 jours. C’est pourquoi le dernier des poussins survivants de la saison actuelle a désormais atteint cet âge, et c’est pourquoi le record n’apparaissait que maintenant dans les statistiques.
Les mesures de premiers secours sauvent la vie des poussins
Tous les Kakapos ne sont pas venus au monde sans difficulté. Un vétérinaire zoologique du zo o d’Auckland a dû sauver la vie d’un oisillon fraîchement éclos, baptisé Huhu-A3-2026, en procédant à une réanimation par bouche-à-bec, rapporte Radio New Zealand (RNZ). Un autre oisillon âgé de douze jours a survécu grâce à des soins des plaies et des sutures appliquées à une blessure profonde au niveau du cou.
Le nombre relativement élevé de jeunes Kakapos nourrit l’espoir chez les équipes de protection que la population globale du Kakapo puisse se stabiliser et croître à long terme.
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Sources utilisées : Guardian, RNZ, DOC, Kakapo Recovery (Instagram)
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